Moorea , tour de l’île.

Nous avons mentionné qu’il y avait deux sortes d’île en Polynésie, les atolls, à fleur d’eau et vulnérables et les îles montagneuses. .  Toutes les îles proviennent de volcans. Ceux-ci se sont affaissés au fil des millénaires pour les Îles atolls, alors que les îles montagnes comme Moorea n’en sont qu’au début d’un processus géologique inéluctable. Les volcans sont tous éteints.
Ce qui nous amène aux typhons du Pacifique. Ils frappent rarement ici à cause de l’immensité du territoire. Par contre , à tous les 5 ou 10 ans, le hasard apporte le malheur . Pour cette raison ,la plupart des maisons sont construites sur pilotis. Avec les  tempêtes s’amène le déluge, les déferlantes et des inondations.  90% des maisons sont construites ainsi, même en montagne, car en cas d’ouragan l’érosion est implacable,
Donc ce matin, tour de l’île, il fait grand soleil aujourd’hui et nous abordons le côté est de l’île, plus touristique et pour cause. Los playas......
Le sport national des polynésiens est la course à la pirogue. Rappelons que leurs ancêtres sont arrivés du sud est asiatique en pirogues et qu’ils ont traversé le Pacifique en s’installant ici, île après île, de Samoa, à Hawaii, en Nouvelle Zélande etc. La pirogue traditionnelle est d’abord un loisir, mais les courses sont très prisées. Tous les canots ont ce support qui en mer forte protège d’un versement.
Il y en a partout.
Nous suivons la côte et profitons de paysages variés, montagnes et mer.

Nous montons vers un belvédère par une route intérieure. Vue imprenable sur la baie de Cook.

Au retour, un parc archéologique, nous révèle que cette vallée intérieure fut occupée par différents clans polynésiens vers le 14 ième siècle. Subsistent des marae ou sanctuaires qui servait aux cérémonies religieuses et aux sacrifices.....
Les polynésiens sont fiers de leur histoire et de leur culture. Comme tous les autochtones qui furent colonisés par les européens, ils furent soit massacrés, convertis, diminués par les épidémies causés par les maladies européennes et abusés par les différences culturelles, notamment sur le volet sexuel , car la liberté était de mise ici contrairement à l’Europe.
La population autochtone passa de 400,000 à moins de 70,000 au 19 è siècle. Les Marquises en particulier virent leur population passer à moins de 2000 habitants. La remontée a été lente, mais aujourd’hui les polynésiens sont semi indépendants et leur langue est couramment parlée.
Voici leur drapeau.  La pirogue, sa voile, les cinq archipels, le soleil, la mer nourricière et l’immensité du territoire en blanc avec la tradition superposée en rouge.
  

Un lunche avec un curry de crevettes à la noix de coco pour moi et un curry d’aubergines et d’ananas pour Carmen. La plage, la mer , une belle journée.

Ce soir nous rentrons et prenons un petit souper sur la mer chez notre hôte. Vin et fromages, car le diner fut copieux. Les pêcheurs rentrent à la maison et nous profitons du coucher de soleil dans le calme.


Amen

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