Moorea Phase 2.

Nous repartons ce matin vers l’ouest pour explorer l’île. Remarquez qu’il n’y a qu’une route, et elle fait 62 km.  C’est tout petit, mais il y a tant à voir.  Première observation: les poules.
Il y en a partout et ce sont des poules sauvages. On les voit en forêt, sur les plages, dans les cours privées et sur les routes. On a faim pour du poulet ? On ramasse une poule et paf on la mange.
Pourquoi?  On nous explique qu’elles n’ont pas de prédateurs. Pas de renards, de mangoustes. Nada .
Quelques aigles parfois, mais c’est tout. La nature est abondante. Le poisson, les fruits et ...les poules.
Ce sont les seuls produits a bon prix, car tout est importé ici et $$$$$.

Un des buts de notre tournée auj, outre la plage, c’est une visite à l’usine de produits fruités de Moorea, Manutea. On y transforme les produits locaux en jus, alcools de fruits, rhum, des liqueurs et ...du vin d’ananas.  Une curiosité. L’usine emploie 160 personnes, sans parler des 200 ouvriers agricoles. Ici les fruits sont particulièrement savoureux. L’ananas local est de la variété Queen Tahiti. Il fut importé du Brésil en 1789 par nul autre que le capitaine Blight du célèbre Bounty dont les marins se mutinèrent. (Mutiny on the Bounty, à voir et revoir absolument).
Mais revenons au vin . Cet ananas est plus petit que ceux qu’on trouve chez nous, mais plus sucré.
Nous achetons une bouteille de ce vin d’apéritif qui rappelle le kir, mais à l’ananas. Il est sec mais fruité. Très agréable, une belle expérience.
   
Voici l’usine dans la phase nettoyage et déchiquetage des ananas.
 Et les chais. Le vin est prêt en 5 mois et ne vieillit pas.

   
A la sortie, nous croisons ce chauffeur d’un groupe que nous interpellons au sujet de son tatouage symbolique. 
Beaucoup d’hommes ici ont sur les jambes ces motifs polynésiens qui rappellent leur culture et leur racines . Les dessins sons sobres, mais très élaborés.

On nous a recommandé de diner chez Didier, une cantine propriété d’un chinois comme son nom l’indique. Les chinois composent 7% de la population ici. Ils sont venu cultiver le coton il y a cent cinquante ans et n’ont pu repartir quand les producteurs on fait faillite . Les cantines sont nombreuses. De petits restos en plein air fort sympathiques où on rencontre la population locale. On parle librement avec les voisins de table. Ils sont curieux du Québec. Celui-ci sert une cuisine mi-polynésienne, mi-chinoise et c’est exquis.


Crevettes au curry du pays. Sauce délicieuse et bière locale.
  
Il se met à pleuvoir abondamment et pour nous baigner nous retraversons l’île où miraculeusement il fait soleil . Il fait d’ailleurs très chaud auj. On nous explique qu’après une forte pluie, l’humidité rend la chaleur suffocante. 
Je ne peux m’empêcher de prendre en photo ce canot polynésien réparé avec les moyens du bord par son proprio. Artisanal, mais solide.

  
La journée s’achève et nous soupons ce soir chez notre hôtesse qui nous a préparé un repas de thon au gingembre en carpaccio. Pas mal bon. Et en finale salade d’ananas et de mangue du pays. Le summum.


Et Galarneau se couche . À demain .



Commentaires